Legreenblog.fr parle de toutes les questions d'actualités d'environnement global.
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Avec mes invités, spécialiste du bâtiment, architecte, posons-nous les bonnes questions sur la ville et l'environnement. Transports publics, Amap, efficacité énergétique... dans le contexte du Grand Paris.
Après avoir vu les cartes de l'évolution de la nappe de pétrole au large des cotes sud des Etats-Unis, beaucoup s'interrogent sur la réelle taille de cette pollution. Comment la comparer ? la représenter ?
J'ai sur la base des dernières estimations de la NOAA calquer in situ la nappe d'hydrocarbure et vous propose de la transposer en Méditerranée.
Si une telle catastrophe survenait dans le sud de la France, toute la côte de Perpignan à Marseille serait sous la menace d'une telle marée noire.
Yvo de Boer, responsable des négociations sur le Climat des Nations Unies, accuse le coup. Copenhague fut un échec, remonter la pente relève de la mission impossible. La prochaine échéance en fin d’année à Cancun (Mexique) ne sera qu’un rendez-vous manqué de plus. De cette conférence internationale sur le climat ne sortira probablement aucun accord. Les aveux sont récents, Yvo de Boer, a, six semaines après Copenhague, établi ce constat au Forum Economique de Davos.
Les oubliettes guettent dangereusement le thème du réchauffement climatique. Les accords de principes données par les uns ou les autres à Copenhague ne se traduisent in fine par aucune action concrète. Pire, l’opinion publique se concentre sur d’autres sujets d’actualité à coté desquels le climat semble abstrait, lointain et fade. Comment les gaz a effet de serre peuvent-ils rivaliser avec le séisme à Haïti ? Même si les deux questions restent incomparables, les solutions en terme de durabilité sont liées. Il convient dans les deux cas de réduire la vulnérabilité et lutter contre la pauvreté. Haïti n'est-il pas aussi le pays le plus vulnérable au changement climatique après la Somalie (source : Maplecroft - 2009)
Le climat n'a jamais aussi peu passionné depuis un an !
Des questions qui sont toujours impopulaires dans les pays du nord, où l'on imagine agir sur la planète d'un simple clic. Internet justement mesure, via l'outil "Google Insight" le bruit des thèmes d’actualité en comparant le nombre de requêtes réalisées sur Google pendant une période déterminée. Le « changement climatique » était au centre des préoccupations début décembre, selon les derniers graphiques, cette question est désormais tombée à son niveau le plus bas, on est proche du silence totale sur la toile. Désormais, quel sera l’élément déclencheur pour replacer ce dossier majeur au centre des préoccupations ? A quel moment, le séance de rattrapage de Copenhague va-t-elle ressurgir et cela suffira-t-il pour trouver une réponse cohérente et valable ?
Vus et revus du ciel dans les films écologiques de Y-A Bertrand ou Nicolas Hulot, les bidonvilles ne seront plus marginaux mais une norme dans les mégalopoles. Ces bidonvilles dans lesquels, vous et moi n'aurions aucune envie de séjourner ne serait-ce qu'un quart d'heure, présentent un visage humain, structuré et presque salubre.
Le photographe norvégien de l'agence Magnum, Jonas Bendiksen, y a vécu et photographié ses habitants en Asie, en Afrique ou en Amérique Latine. Résultat saisissant : des photos représentants les quatres murs de ces logements dans lesquels on n'a souvent pas d'eau potable mais la télévision, un toit peu résistant mais des meubles et une forme de déco. Comme dans chaque foyer du monde, la famille s'y réunit et parfois même s'y épanouit. Outre un livre exceptionnel de photos , le photographe a enregistré des témoignages qui alimente son exposition que vous pouvez visiter virtuellement sur son site officiel "the places we live"
Le littoral de Norvège est le plus venteux
d’Europe. Des éoliennes y seront implantées par dizaines le long des côtes.
Là vous vous dites c’est exactement l’endroit où je ne voudrais jamais vivre et encore moins y passer mes futures vacances. Parole de norvégiens, si les vagues de la mer du nord sont démontées par les rafales, le moral lui est au beau fixe. A Stavanger, sur le littoral Norvégien, non seulement une cinquantaine d’éoliennes seront bientôt disposées en étoile le long de la cote mais en plus on y attend des groupes entiers de touristes ou d’écotouristes venus appréciés ce site de production d’énergie propre. L’un des éoliennes abritera dans son pilier géant le turbine-hotel ! c’est loin d’être du vent 150 chambres, un spa, une piscine un musée, des boutiques… Qui pensait que l’implantation d’éolienne faisait fuir les vacanciers ?
Diaporama de Philippe VERDIER
Présentation de la table ronde "La météo urbaine et l'énergie dans la ville"
Christian de Perthuis, mission Climat à la Caisse des Dépôts et professeur à Paris Dauphine vient de faire paraître "Et pour 3 degrés de plus..." (Pearson - 2009). Avis d'expert et opinion éclairée sur les mécanismes de Kyoto, ce livre est une synthèse passionnante sur les problématiques du Climat et du CO2. Cette vision d'économiste trace aussi un contour personnel de ce qui pourrait être la très attendue Conférence Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique de Copenhague (Décembre 2009).
Les émissions de
gaz a effet de serre dont le C02... on a raison de s’en préoccuper.
Pourquoi ? parce que sans bouger, cette pollution mondiale doit plus que doubler
en 40 ans, prévoit l’agence internationale de l’Energie. Le même organisme en
se fiait aux experts du climat, souligne que pour maintenir le réchauffement à
un niveau acceptable, c’est à dire 2°, ces émissions de gaz a effet de serre
doivent avant 2050 baisser de 80%. Alors bien sur il y a nos petits gestes à la
maison qui au bout du compte agissent dans le bon sens mais il y a surtout l’industrie et l’énergie. La transition vers une mode de production moins polluant va beaucoup peser. A
l’échelle du monde, ces deux secteurs de l’économie sont responsables de deux
tiers des émissions de Gaz à effet de serre (GES).
Les grands serveurs informatiques chauffent trop et
exigent beaucoup d’énergie en raison de la climatisation. Et naturellement on
fait moins appel à la clim dans un pays froid quand dans un pays chaud. Les
centre de données s’apprêtent à migrer vers les pays du grand nord, en Islande par exemple. En France, les
grands opérateurs surveillent désormais leur base de données comme les chef
d’œuvres de musée, les sondes de températures veillent au dixième de degrés
près. Les nouvelles solutions
préconisent des couloirs d’air chaud vers l’extérieur et des couloirs
d’air froid qui arrivent. Pour économiser l’énergie on préfère aussi miser sur
la ventilation que sur le refroidissement.
C’est sur l’île de la Réunion que l’on trouve la plus grande centrale solaire de
France. A la Réunion, déjà un foyer sur trois dispose d’un chauffe eau solaire.
Mais cette île française de l’océan indien va continuer ses efforts pour vivre
avec moins de C02. En 2030, elle veut se fournir essentiellement avec des énergies
renouvelables.Alors, on mise beaucoup sur le solaire, mais aussi l’éolien, la géothermie, l’hydraulique. Les
ressources naturelles de le permettent. La construction sera plus écologique. La
politique de transports, plus sobre (des voitures électriques, des pistes
cyclables). La réunion veut se transformer en paradis vert. Car si cette région
d’outre-mer prouve que le Grenelle est possible d’autres suivront l’exemple plus
rapidement et pas seulement en France.
Ça bouge énormément depuis le début de l’année. Pour faire le point, il existe
un tableau de bord, voulu par le Ministre du Développement Durable, Jean Louis
Borloo. Première confirmation : l’éolien en France génère 30 fois plus
d’électricité que le solaire mais le solaire progresse dix fois plus vite que
l’éolien. Dans quelques années, ces deux
sources d’énergie renouvelables seront peut être à égalité. Autre enseignement,
les éoliennes sont très implantées dans le Nord-Est alors que le solaire plait
beaucoup dans les Pays de la Loire et naturellement en Méditerranée.
Ce sera le slogan qui illustrera
France des années 2000-2010. Pas seulement qu’il existe des vélos en libre
service à Paris, à Lyon et dans beaucoup d’autres villes, pas seulement parce
que l’an dernier la France est devenue le quatrième pays au monde où le vélo se
vend le mieux… 3 millions 400 bicyclettes l’an dernier. Non non c’est
bien plus qu’un sport du dimanche. Aujourd’hui, les indemnités vélo entrent
dans les habitudes des entreprises, environ 20 à 25 € mensuels par salarié. On pédale aussi
pour aller travailler. Aujourd’hui, les villes comme Aix Les bains et Chambéry
subventionnent les achats de vélo électrique et la Ville de Paris va peut être
prendre la même décision avant la fin du mois.
Avant "Home" de Yann Arthus Bertrand, Alex Mac Lean a aussi parler d'écologie avec de superbes photos aérienne comme en témoignent ces extraits de son livre "Over" sorti l'an dernier.
Les
terrains de golf de l’agglomération de Las Vegas participent pour 5% à la
consommation d’eau dans la région. L’illustration présente une partie du
terrain de Cascata, un golf à 71 trous. Conscients de l’incongruité
environnementale, les promoteurs se sont efforcer d’économiser 250 millions de
litre d’eau par an en améliorant l’aération du gazon et en remplaçant certaines
parties plantées de seigle par du Bermuda
grass, une graminée qui nécessite moins d’arrosage.
Casa Grande, Arizona
Des
maisons préfabriquées, des parcours de golf irrigués, des palmiers et un parc
créent une illusion de « paradis » au Palm Creek Golf &RV Resort,
qui accueille une importante communauté de retraités. Construire sur le désert
peut paraître peu coûteux dans l’immédiat, mais s’avère à long terme
dispendieux à cause de l’énergie et des ressources nécessaires pour maintenir
une façade impeccable.
Tehachapi, Californie
Cinq mille éoliennes surplombent le col de Tehachapi. Bien qu'elle ne représente qu'environ 3% de la capacité de production d'électricité, l'industrie éolienne des Etats-Unis a augmenté de 45% en 2007. Les éoliennes ne consomment pas d'eau pour la production de vapeur ou le refroidissement, ni de carburant quel qu'il soit, et produisent zéro gaz à effet de serre.
Un TGV à
énergie solaire ce n’est pas pour demain en France ! Mais aux Etats-unis,
ce sera peut être une réalité dans moins de 10 ans. Trois contraintes pour que le
projet d’un train grande vitesse aux énergies renouvelables soit opérationnel.
Déjà la ligne doit être beaucoup plus courte qu’un Paris Lyon ou un Paris
Strasbourg. La liaison en question atteindra à peine 150 kilomètres, elle sera donc moins gourmande en
énergie. Deuxième point beaucoup plus important,
l’ensoleillement maximal et constant, ce sera dans l’état d’Arizona, l’endroit
d’Amérique du nord, le plus sec et le plus ensoleillé : 3700 heures de
soleil par an, c’est deux fois plus qu’à Paris. Troisième contrainte non
négligeable, l’espace disponible pour poser les panneaux solaires. L’Arizona
est désertique, aucun problème pour
poser les capteurs photovoltaïques qui permettront quand même à ce TGV de
relier les villes de Tucson et Phœnix en 30 minutes. Ce train pas comme les
autres roulera à 350 km/h.
Transporter 150
tonnes de marchandises sans émettre un gramme de C02… il faudrait trouver une
grande innovation pour réaliser cet exploit. Et bien pas forcément.. les grands
bateaux à voile reprennent du service pour le fret.